Choisir une SCPI – tout savoir

mars 17, 2026

Risques SCPI en 2026 : ce que vous devez vraiment savoir

La crise du marché immobilier de 2022-2024 a mis en lumière des risques que beaucoup d’investisseurs SCPI ignoraient. En 2026, le marché se stabilise, mais certains dangers demeurent. Voici un état des lieux complet.

Le risque de liquidité : le danger numéro 1

Contrairement à une action en bourse, une part de SCPI ne se revend pas en un clic. En situation de crise, les parts en attente de retrait peuvent s’accumuler et bloquer votre sortie pendant des mois, voire des années.

Chiffres concrets : au 31 mars 2026, 2,44 milliards d’euros de parts SCPI sont en attente de retrait en France, soit 2,75 % de la capitalisation totale du marché. Certaines SCPI ont suspendu leur capital variable, rendant toute sortie impossible sans passer par le marché secondaire à prix bradé.

Cas Primopierre : cette SCPI emblématique a suspendu la variabilité de son capital le 7 janvier 2026. Résultat : les investisseurs ne peuvent sortir que via le marché secondaire, à un prix estimé entre 85 € et 95 € alors que le prix officiel est de 115 € — soit une perte sèche de 20 à 25 % par rapport au prix de souscription initial de 208 €.

Le risque de baisse de valeur des parts

La valeur des parts SCPI n’est pas garantie. En cas de dépréciation du patrimoine immobilier détenu, la valeur de reconstitution baisse et la société de gestion peut diminuer le prix de la part. C’est ce qui s’est produit pour de nombreuses SCPI à bureaux entre 2022 et 2025.

Type de SCPIExposition à la crise 2022-2025Situation en 2026
SCPI bureaux (ex: Primopierre)Très forte (télétravail, vacance élevée)Parts bloquées, prix en forte baisse
SCPI diversifiées (ex: Immorente)ModéréeStabilisation, amélioration en cours
SCPI de rendement récentes (2020+)Faible à nulleCollecte active, rendements 5-7 %
SCPI européennesVariable selon paysOpportunités en Allemagne, Pays-Bas

Le risque de baisse des dividendes

Le taux de distribution (anciennement TDVM) peut baisser si les loyers encaissés diminuent (vacance locative, renégociation des baux, défaut d’un locataire important). Les SCPI à locataires uniques (santé, commerce) sont particulièrement exposées à ce risque de concentration.

Comment limiter ces risques ?

  • Choisir des SCPI diversifiées géographiquement : les SCPI pan-européennes ont mieux résisté à la crise que les SCPI franco-françaises
  • Éviter la concentration sectorielle : bureaux, santé, hôtellerie… Chaque spécialisation porte un risque spécifique
  • Vérifier le taux d’occupation financier (TOF) : en dessous de 85 %, la SCPI est vulnérable à une baisse des dividendes
  • Préférer les SCPI récentes (post-2018) : elles ont acquis leurs actifs à des valorisations plus réalistes et n’ont pas à déprécier un patrimoine vieillissant
  • Investir via assurance-vie : cela ajoute une couche de liquidité (l’assureur garantit la liquidité à sa valeur de rachat) et une fiscalité avantageuse
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Finances